Toi qui t'apprêtes à lire cet article, toi qui n'aura peut-être pas la force de le lire jusqu'au bout, je veux te dire à quoi il faut t'attendre. Cet article ne sera pas structuré. Il n'aura pas de plan, je ne le relirai pas. Il sera rempli de vide. De doutes. De pensées. D'émotions. De souvenirs. D'une vie. Tu ne comprendras peut-être rien. C'est normal. Moi-même je ne me comprends pas. Tant mieux d'ailleurs. Je préfère ne pas savoir qui je suis vraiment. Cet article, c'est le moyen pour moi de me décharger, ou peut-être de m'alourdir, du torrent d'émotions qui me submerge en ce moment. J'écrirai au fil du long flot de sentiments qui me traverse l'esprit, au gré de la douce mélodie qui emplit ma tête et mon coeur. Tandis que mon âme toute entière se consume, j'écrirai, je ne sais pas quoi. Pas encore. Dans cet article, tu trouveras peut-être des citations, des poèmes, des événements, j'écrirai peut-être en plusieurs langues, en plusieurs chansons. Tu risques de partir très vite, d'abandonner. Trop long, trop ennuyeux, trop inaccessible, trop incompréhensible, trop noir, trop vide. Tant pis, je suis prête à tenter l'expérience. Tu préféreras sans doute aller sur un blog plus ouvert, plus chaleureux, plus frais. Tant pis, je suis prête à essayer. Ne t'attends pas à trouver de belles phrases, de grandes rimes, de douces consonnances. Ne t'attends pas à trouver un article distrayant, léger, enivrant...Tu vas bientôt, si tu as le courage de lire ce qui suit, te retrouver dans un rêve insensé, dans une vague d'espoirs irrémédiables, dans un sentiment de pure folie. Mais moi, même si personne ne me lit, il faut que j'écrive. Il faut que toutes lames qui entaillent mon âme s'évaporent...Il faut que je vive. Alors, je te le répète, tu peux partir. Tu ferais mieux d'ailleurs. Il te suffit de cliquer sur la petite croix, en haut à droite de ton écran. Sinon, si tu es prêt, suis-moi dans un monde de ressentis et de vécus, traverse mon coeur et voyage au gré du flot d'émotions qui va bientôt te submerger. Si tu es prêt, suis-moi.
Avec toi, la vie n'était qu'insouciance, mêlée à la douce berceuse de l'enfance. Tes sourires et tes yeux azurs me transpercent le coeur en souvenirs confus. Toi qui as toujours été ma confidente, et qui as toujours été sincère avec moi. Et pourtant...
Toi que je voyais comme un modèle, que j'admirais et respectais pour ce que tu étais vraiment, toi que j'ai vu sourire et pleurer, toi avec qui nos éclats de rire et nos larmes se sont soudées. Toi que j'ai vue évoluée et sans qui je ne serais pas ce que je suis aujourd'hui. Tout était pourtant si simple, avant...
Loin des yeux, loin du coeur
3 ans déjà, trois ans durant lesquels nos âmes ont chacune pris un chemin différent, unique. 3 ans et chaque seconde, chaque minute de ma vie t'ont été consacrés. Arrête. Arrête maintenant. Ne fuis plus. Ton attente m'insupporte et me tue petit à petit, lentement, tel un papillon d'encre sous une goutte d'eau. Je ne sais plus ce que je dois faire, je ne sais plus ce que je dois vivre. J'ignore quels sentiments je ressens. De la colère contre toi, de m'avoir lentement abandonnée ; le doute par rapport à notre amitié ; la tristesse de se dire que tout sera peut-être fini demain ; la honte de ne savoir te parler directement ; l'angoisse du lendemain sans toi ; le bonheur de me dire que tu es sûrement plus heureuse sans moi ; la nostalgie de ce doux prélude à une dure vie, que nous avons vécu ensemble...
Je ne sais pas si tu liras ce message. Je ne sais pas si tu te reconnaîtras à travers ces lignes. J'ai beaucoup de choses à me faire pardonner. Alors je te le demande très sincèrement :
Pardonne-moi
La route est longue et mon coeur triste, mais sache que, quoi que tu décides, je te pardonne pour tout ce que tu as pu me faire, et je t'adore pour ce que tu es. Je te souhaite du bonheur là où tu es, des centaines de kilomètres de mois et des milliers de mon esprit. Il me semble que notre amitié n'était qu'un rêve bien éveillé. J'ai l'air ridicule, à sortir ainsi mes belles phrases qui ne sont d'ailleurs pas si belles, j'ai l'air si ridicule à pleurer devant l'écran blanc de mon ordinateur, un mal de tête montant progressivement et ton visage apparaître dans mon esprit....
Il y a encore quelques semaines, je disais :
Vivre le moment présent, c'est tourner la page et non la déchirer.
C'est si facile à prononcer, les belles paroles, et si difficile à vivre, à appliquer dans ce monde hostile... Je souffre en silence et, telle la brume du matin, je m'évapore doucement. Je ne dois plus y penser. Je ne dois plus prononcer ce nom qui m'est à la fois si cher et si lointain...Je dois partir. Vite. Maintenant. Aujourd'hui. A l'heure même. Je dois m'évade ; m'est-il donnée la permission de rêver ? Un instant, pouvoir ne plus penser à toi, oublier la joie de ces années passées ensemble..Trop dur, trop glacial, trop noir, ce gouffre que nous avons laissé se creuser entre nous laisse apparaître ces plumes que nous avions lancées ensemble, dans le vent, une journée d'été, il y a si longtemps....
Oui, tourner la page, comprendre enfin ce qui te bloque, cette façade invisible entre nous deux qui nous sépare à tout jamais.
A toi, ma meilleure amie.
[Bleu comme le reflet de tes yeux dans le sang qui brûle mon coeur ; bleu comme ce ciel qui nous sépare encore ; bleu comme l'infinité d'une vie de solitude]
A toi, ma seconde ou devrais-je dire désormais ma seule meilleure amie. Avec toi tout est différent. Une relation plus forte, plus douce, plus sûre. Toi, mon amie d'enfance, qui ne m'a jusque là pas quittée. Voilà plus de 11 ans que nous sommes amies. Nous avons fait notre garderie ensemble, puis notre maternelle dans les mêmes classes. Mais j'étais rentrée à l'école à 2 ans et demi, toi aussi mais tu avais du coup redoublée. Moi, née en Janvier, toi, née en février. D'ailleurs, au passage, une petite anecdot e : j'aurais dû naître le même jour que toi, si je n'étais pas née ainsi en avance. Et mes parents voulaient me donner ton prénom. De plus, nous avons la même couleur de cheveux et d'yeux. Le hasard fait bien les choses,
qui se ressemble s'assemble
Nous allions donc rentrer toi en grande section de maternelle, et moi en CP, quand tu as déménagé. Tu n'y étais pour rien, je ne t'en ai jamais voulu, je tiens à le préciser. Aujourd'hui, 250.68 kilomètres nous séparent (merci Mappy). Les premières années, nous n'avons cessé réellement de communiquer par lettres et téléphone. Tous les étés, nous passions 2 semaines à un mois ensemble, chez l'une puis chez l'autre. Décembre 2006. Tu passes une soirée et la nuit chez moi, tu repars tôt le lendemain matin. Décembre 2007. Tu passes une soirée et la nuit chez moi, tu repars tôt le lendemain matin. Ces deux dernières années, nous n'avons pas beaucoup communiqué, et ne nous sommes vues que ces deux fois très brièvement. Grâce à la création de ton adresse msn, nous avons recommencé à discuter, à s'échanger des nouvelles. Rien que de voir que tu es connectée me fait sourire. Je t'adore, tu ne peux pas savoir à quel point. Toi, mon amie de toujours, qui n'a su m'abandonner durant toutes ces années. Toi avec qui j'ai partagé un nombre époustouflant de fous rires. Toi, si douce, si belle, si gentille, toi, ce petit ange aux yeux azur descendu du ciel pour me faire goûter au bonheur. Toi que j'admire et toi que j'aime comme une soeur. Je ne me suis jamais disputée avec toi. J'espère que cette amitié de longue date durera toute la vie.
Peut-être que le destin nous réunira un jour. Je ne sais pas, mais je l'espère du fond de mon "petit coeur tout mou".
Je t'adore,
ma meilleure amie.
[rose comme cette fleur que je glisse dans tes cheveux dorés]
I can't. It's simple, I can't. I just can't bear losing my time thinking of you, of your sweet look, your deep eyes, which make me feel so strange...like if I was very far, so far from the Earth...Like on another planet, like a shadow on a twinkling star, just useless and invisible. It's too much for me...I can't carry on living my life like an unanimated toy. I feel so bad...when I'm next to you, I feel my heart bouncing in my chest, my stomach dangerously tightening and my breath quickening...Who are you to make me feel so happy and so desperate at the same time ?I miss you when you're away from me, and I miss you when you're near me...cause I know, I know everything...I know it's just impossible, and I feel silly and ridiculous to hope like I do. Its unreal. Just impossible. A dream, no more. So why do my tears keep rolling down my cheeks, why do I feel as if someone had torn my heart ? It can't go on like that...but it can't change now. I can't just turn away from you, I can't forget all those dreams I've made about you...If only I could close my eyes, remember how life was before you...It's too hard for me, and I know what is gonna happen... I will have to imagine living without you, and I will have to understand : you're too fantastic for me.
But I'm very "me". I'm "me, myself and I". I can't be more heartfelt. Don't care if you don't like me, cause I'm real. Don't mind if my character doesn't suit you, cause I'm broken-hearted. So let me go.
Je ne sais plus quoi dire. Mes pensées se mélangent, les images tourbillonnent dans ma tête à m'en donner la nausée. J'ai retrouvé un bout de poème que j'avais écrit en cours de Français (alors que j'étais censée faire des exercices) qui est tout à fait approprié à mon humeur du moment :
Trouvé tant de faiblesses,
Que le temps m'en a fui
Et que le coeur m'en blesse.
Rien à dire, tout à vivre. Avant, il y a quelques semaines même, j'étais régulièrement heureuse, je touchais le bonheur très simplement. Mais là, rien n'est plus pareil. Je vais tout de même vous poster les 4 poèmes que j'avais écrits sur ma vision du bonheur :
Une nuit de pleine lune,
Seule avec ma liberté,
Plus de place pour l'amertume,
Juste un rêve, bien éveillée.
Seule mais ils sont dans mon coeur,
Mon sourire les dévoile,
Ils font tous mon bonheur,
Libre, je contemple les étoiles.
N.S.
Juste abstrait
Le bonheur est inexplicable,
Il ondoie, varie dans les coeurs,
Ma vision n'en est pas louable,
Mais la voici, et sans pudeur.
Un sourire, un signe de main,
Mes proches et ma solitude,
Loin de la peur du lendemain,
Voici ma joie, un doux prélude.
N.S.
Bonheur naturel
Je marche à découvert,
Un peu de chaleur,
Mon coeur est ouvert.
Un sourire, une rose,
Le clair de lune ondoie
Je mets ma vie en pause
Et m'éloigne de moi.
N.S.
Pas si loin...
Pouvoir m'abandonner,
Une nuit de cristal,
Dans l'herbe humide, rêver,
La douceur d'un pétale
Les sentir près de moi,
Tellement loin et pourtant,
Une liberté sans lois,
Juste un bonheur d'enfant
N.S.
Toi qui me lis, toi qui as eu le courage de me lire jusqu'ici, tu dois me trouver dépressive ou, en tout cas, déprimée. C'est vrai et faux. J'ai conscience que ma vie est merveilleuse, je n'ai rien à lui reprocher, enfin rien d'important. Et ce sont ces détails, ces peines que je supporte tous les jours, dont je me libère grâce mes poèmes. Mes textes sont un échappatoire, et, une fois que j'y ai écrit tout ma misère, je me sens mieux. C'est juste le moyen pour moi d'éclaircir mes pensées et de mettre mon chagrin de côté.
Et, en même temps, je me sens mal, je ne sais même pas vraiment pourquoi. Oui, je suis déprimée, au plus profond de moi. Si tu arrives à dévoiler ma personnalité, tu es surhumain, car moi-même ignore qui je suis.
Je te demande juste de m'accepter pour ce que je suis.
Trop beau ce livre. Et si c'était vrai..., de Marc Levy. Si tu le lis, tu verras quelle est ma philosophie de la vie, car c'est celle du personnage principal, Arthur.
Parenthèse fermée, sujet bouclé..Rien à dire. Toujours rien à dire. Ce vide étouffant, ce courant d'air glacial, et toujours ce vide. Je suis sensée faire quoi, moi, dans tout ça ? Regarder le temps passer, ma vie défiler, et rester comme ça, inactive ? Mais quel est le but de ma vie ? Est-ce que tu peux le dire ? En tout cas, moi, jen suis incapable. Then if it doesn't fits your tastes, you can just let go, and fetch someone else's objective. Yes, get it, admire it, wonder how wonderful it is to know what do you live for, and let me realize the fiasco I've made by myself. Alone. Lonely. Living for living, just because it's necessary and real. But what is my reality ?
Je ne suis pas là pour me vanter. Si j'étale mes textes, ce n'est pas pour qu'on les admire. C'est parce que j'ai besoin de m'en libérer, et j'ai besoin d'en garder une trace. Ces écrits, je n'en garderai sûrement pas de souvenirs ; mon blog est là pour me les rappeler. Je ne te demande pas d'apprécier le concept de mon blog. Juste de l'ignorer. Tiens, tu ferais bien de t'en aller. Parce que j'ai encore des choses déprimantes à dire.
C'était un lundi d'avril. Un poème à apprendre, j'ai choisi, comme la majorité de la classe, Demain, dès l'aube de Victor Hugo. Pour te donner une idée, le voici :
Demain, dès l'aube...
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
V.H.
Je suis allée devant le tableau, pour le réciter devant la classe (oui, on fait encore ça). J'ai commencé. J'ai récité. C'était banal. J'ai même eu quelques petits accrochages.
Alors pourquoi est-ce que ça m'a marqué à ce point ? Parce que ce poème, je ne l'ai pas récité, je l'ai vécu. Je n'ai pas oublié mon texte, j'ai pensé à autre chose. Non, je ne dis pas que je méritais une bonne note. Mais ce que je veux dire, c'est qu'à la fin du poème, j'étouffais. J'ai réprimé les larmes qui menaçaient de couler d'un instant à l'autre. Personne ne l'a remarqué, tant mieux. Maintenant, je suis à découvert. Mais ce poème, ces quelques mots "Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur." m'a écorché le coeur. C'est bête hein ? Ridicule peut-être, de pleurer pour des mots. Ridicule de se sentir, une fois de plus, vide et délaissée, juste après ces quelques vers. Mais pour moi, c'était plus que des vers, c'était des émotions, c'était ton regard, ta voix, c'était la beauté des souvenirs et la nostalgie d'un passé proche et lointain en même temps......
Ce poème, c'est ma vie résumée en 3 strophes.
[suite plus tard, la réalité m'appelle -> ou peut-être pas de suite]
Juste un truc : tu remarqueras que sur cette page de mon blog, la présentation des articles est différente. Une personne m'avait reproché ma présentation d'article, est-ce que celle-là est vraiment mieux ?